Biographie

Hana Karam a consacré sa vie aux mots — enseignante, journaliste, romancière, et fondatrice d’une école qui rend l’alphabet arabe aux enfants qui ont grandi sans lui.

Épouse de Manoli Saba et mère de deux garçons et d’une fille, Hana Karam a consacré sa vie à la force des mots. Diplômée en littérature française de l’université d’Alep, en Syrie, elle a commencé sa carrière comme enseignante avant que sa passion pour l’écriture ne la mène à publier des textes dans divers journaux et magazines au Koweït.

En 1989 paraît au Koweït son premier recueil d’histoires, ورود الإياب — Wouroud l-Iyab, Les Roses du Retour. Parallèlement, elle a dirigé pendant quinze ans le département des ressources humaines d’une entreprise commerciale à Limassol, à Chypre, avant de fonder une école qui enseigne l’arabe aux débutants, issus ou non de familles arabophones.

En 2006, elle publie son premier roman, هكذا ولدت مريم — Hakaza Woulidat Mariam, Ainsi Mariam est née.

Hana Karam à une fenêtre donnant sur une vallée au coucher du soleil.

Repères

  • AlepDiplôme de littérature française, université d’Alep, Syrie.
  • KoweïtArticles et récits dans la presse koweïtienne — Mirat al-Umma, Al-Nahda, Osrati et le journal Al-Anbaa.
  • 1989Parution au Koweït de Wouroud l-Iyab (Les Roses du Retour), son premier recueil.
  • LimassolQuinze ans à la tête des ressources humaines d’une entreprise commerciale à Chypre.
  • 2005Fondation à Limassol d’une école d’arabe pour arabophones et non-arabophones.
  • 2006Parution de son premier roman, Ainsi Mariam est née.

En presse

  • Magazine Mirat al-Umma, Koweït
  • Magazine Al-Nahda, Koweït
  • Magazine Osrati, Koweït
  • Journal Al-Anbaa, Koweït

Voici mon espace

La technologie a réussi à relever plusieurs défis, notamment celui de rapprocher le monde, raccourcir les distances et alléger les effets de l’éloignement.

Elle a réuni l’Orient et l’Occident. Peu importait désormais votre lieu de résidence, seul comptait ce qui résidait dans votre cœur, votre esprit et votre conscience.

Nombreux sont ceux qui vivent en Orient et se sentent étrangers parmi leurs proches, dans les rues de leurs propres villes, car leurs cœurs et leurs âmes sont partis très loin, ont émigré vers l’autre bout du monde.

D’autres qui vivent en Occident, aussi éloignés soient-ils de leurs terres d’origine, ne ressentent aucunement l’effet de la distance ni des kilomètres qui les séparent de chez eux, car leurs cœurs sont restés là-bas, virevoltant au-dessus des étroites ruelles de leurs villes. Ils se déplacent dans les rues de l’Occident, mais au fond d’eux persiste ce sentiment d’être en Orient, de respirer ce même air, de déguster ces mêmes parfums.

Me voici donc, une résidente du « Proche-Occident » dont l’âme est restée liée au Proche-Orient. Où que j’aille, je me remémore l’odeur du jasmin et celle du jasmin oriental. Mes yeux ont hâte de se poser de nouveau sur les collines et les places pittoresques de ma patrie ; leur souvenir me suit partout, jusque dans ce pays où les gens roulent de l’autre côté de la route.

Lorsque je me sens envahie par la nostalgie en pensant à ma ville, mon enfance et mes origines, je plonge dans mes livres et mes albums pour y puiser l’énergie du passé, jusqu’à ce que ces objets deviennent eux-mêmes ma ville et mon pays et réveillent en moi un désir ardent de les revoir.

Si un jour je devais retrouver ma ville changée, le parfum du jasmin à jamais souillé par l’odeur de l’essence et du progrès, je retournerais vers mes vieilles boîtes et je ressortirais mes vieux livres et mes vieilles photos, désormais symboles de ma patrie et de mon éloignement.

En réduisant les distances, la technologie m’a permis de rester à cheval entre l’Orient et l’Occident. Elle m’a conduite vers un espace où j’ai toujours essayé de « me faire une petite place ».

À travers ces pages, je me dévoile dans l’espoir de partager mes mots avec ceux qui souhaitent les découvrir, de m’ouvrir aux sons qui m’entourent et d’écouter leurs messages.

Je vous souhaite donc tous la bienvenue…

Voici mon espace, où je me révèle à travers l’écriture ; j’espère que vous me ferez part de vos sentiments.

هناء كرم

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